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Ces trois diabètes sont différents les uns des autres, à la
fois dans leur évolution et dans leur traitement.
A - LE DIABÈTE INSULINO
DÉPENDANT
Il représente 10 à 15% de l'ensemble des diabètes. Il apparaît
le plus souvent entre 10 et 14 ans. Il est lié à une carence
en insuline.
COMPRENDRE
On sait depuis longtemps que ce diabète a une origine
génétique. Les recherches ont réussi à localiser quelques-uns
des gènes qui contrôlent la production d'insuline. On sait par
exemple qu'il y une relation entre certains systèmes
immunologiques comme le système HLA (index, Immunologie) et le
diabète : on a prouvé que le diabète est nettement plus
fréquent chez les individus porteurs de certains gènes du
système HLA sur le chromosome 6 (index, Caryotype).
Cependant le diabète insulino- dépendant n'est pas seulement
une maladie héréditaire. D'autres facteurs interviennent.
On a mis en évidence dans le sang des diabétiques dont la
maladie était de découverte récente, des anticorps qui peuvent
détruire le pancréas. Dans ce cas-là, le diabète serait une
maladie « auto-immune » : l'organisme fabriquerait des
anticorps qui irait détruire le tissu pancréatique responsable
de la production d'insuline. On les appelle des anticorps anti
« îlots de Langerhans » (index, Physiologie du système
digestif).
LE RÔLE DE L'INSULINE
L'insuline a pour principale fonction de contrôler le taux de
sucre dans le sang. Il s'agit donc d'une hormone
hypoglycémiante. Dès que le taux de sucre s'élève (après un
repas) le pancréas sécrète de l'insuline, et cette sécrétion
cesse dès que le taux est trop faible.
Ce déficit en insuline est responsable des autres symptômes du
diabète, en particulier l'acidocétose qui est une accumulation
de corps cétoniques dans l'organisme. L'acidocétose survient
quand l'organisme ne peut plus utiliser le glucose comme
carburant. Dans ce cas-là il s'attaque aux lipides, qui, en se
dégradant, libère ces fameux corps cétoniques. On remarque
facilement l'acidocétose car elle donne une odeur
caractéristique à l'haleine du diabétique, et elle est
identifiable dans les urines par le dosage de la cétonurie à
l'aide de bandelettes. Non traitée l'acidocétose évolue vers
un état comateux.
RECONNAÎTRE
Ce diabète concerne presque toujours un enfant. On pense à un
diabète devant un enfant affaibli, maigre, qui a constamment
soif et qui urine beaucoup.
DU SUCRE DANS LES URINES
Dès que l'on a un doute, on fait une glycémie, c'est-à-dire un
dosage du sucre dans le sang. Celle-ci est normalement de 0,8
g/l à 1,1 g/l selon les laboratoires. Le diagnostic est
affirmé par une glycémie supérieure à 1,40 g/l à plusieurs
reprises. - La présence de sucre dans les urines ou «
glucosurie » est également un bon élément de diagnostic.
LES COMPLICATIONS POSSIBLES
Lorsqu'il n'est pas traité, le diabète insulino dépendant
évolue invariablement vers le coma (on dit qu'il s'agit d'un
coma acido-cétosique) et la mort. Le traitement consistera à
prendre toute la vie un traitement à base d'insuline, en
ajustant quotidiennement les doses d'insuline à la glycémie.
Les complications sont fréquentes et nombreuses.
LES INFECTIONS
Le diabète favorise les infections, en particulier les
infections suivantes : - La tuberculose peut être évitée par
la vaccination BCG et par le traitement antituberculeux quand
la maladie est déclarée. Il faut faire faire une radiographie
pulmonaire et une cuti-réaction chaque année (index,
Pneumologie). - Les mycoses cutanées et génitales témoignent
d'un mauvais équilibre du diabète. Les mycoses situées entre
les orteils (ou maladie du pied d'athlète) peuvent être la
porte d'entrée d'infections graves comme une septicémie
(index, Dermatologie) - Les infections cutanées à
staphylocoques (index, Furoncles) sont fréquentes. - Les
maladies virales et les infections urinaires sont également
très fréquentes.
LES LÉSIONS DÉGÉNÉRATIVES
Le diabète est également responsable de nombreuses lésions que
l'on appelle des lésions dégénératives. La première d'entre
elles est la « macroangiopathie » : c'est une arthérosclérose
précoce et diffuse pouvant toucher n'importe quelle artère
(index, Athérome). Elle se manifeste par une hypertension
artérielle, une insuffisance cardiaque, une angine de
poitrine, une artérite des membres inférieurs avec risque de
gangrène (index, Cardiologie). Elle peut toucher aussi les
membres supérieurs, les vaisseaux cérébraux (le risque
d'accident vasculaire cérébral est multiplié par deux chez le
sujet diabétique), les vaisseaux mésentériques responsable
d'un « angor » abdominal (index, Infarctus mésentérique), les
artères du bassin avec risque d'impuissance.
LES PETITES LÉSIONS
À côté de ses macroangiopathies, c'est-à-dire de ces « grosses
lésions vasculaires », on trouve chez le diabétique des
lésions caractéristiques, que l'on appelle les «
microangiopathies », c'est-à-dire les « petites lésions »
vasculaires. La microangiopathie correspond à de l'athérome
c'est-à-dire à dépôts graisseux dans les vaisseaux, mais cette
fois dans les petites artères (les artérioles) et les
capillaires. Deux territoires anatomiques sont plus souvent
atteint : - la rétine : l'atteinte est fréquente (80% après 20
ans de diabète) et elle est responsable de cécité. On observe
d'abord une dilatation du réseau capillaire puis une formation
de micro-anévrismes, de microthromboses puis de petites
hémorragies : l'ensemble de ces lésions constitue la
rétinopathie diabétique (index, Ophtalmologie). L'examen du
fond d'œil doit être fait chaque année pour contrôler
l'évolution de la rétine. - le rein : on observe une élévation
de l'albumine, puis des protéines dans les urines (index,
Protéinurie), une hypertension artérielle, un syndrome
néphrotique avec, comme phase ultime, l'insuffisance rénale
(index, Néphrologie). La tension artérielle doit être vérifiée
tous les trois mois, la fonction rénale tous les ans à l'aide
d'examens spécifiques.
LES COMPLICATIONS NEUROLOGIQUES
Elles sont souvent révélatrices du diabète. De même qu'il y a
une atteinte dégénérative des petits vaisseaux, il y a une
dégénérescence des petits nerfs. C'est la neuropathie. On
distingue : - la neuropathie périphérique. Elle est diffuse,
se manifeste surtout lorsque le diabète évolue depuis 10 à 15
ans. Il y a une diminution de la sensibilité des deux pieds
jusqu'à mi-mollets avec des douleurs des extrémités, souvent
nocturnes. - Une inflammation des nerfs (névrites) atteignant
surtout les nerfs crâniens. Elles sont d'installation brutale
et régressent souvent lorsque le traitement à l'insuline est
mieux adapté. - une atteinte du système nerveux autonome :
elle est responsable d'hypotension ortho-statique, de mauvaise
adaptation de la fréquence du cœur avec tachycardie
(accélération du rythme cardiaque) au repos, de diarrhées, de
distension de la vessie, source d'infections urinaires,
d'impuissance. - des pseudo-myopathies : on observe une fonte
des muscles des membres inférieurs surtout lorsque le diabète
est déséquilibré.
COMPLICATIONS DERMATOLOGIQUES
Elles sont également fréquentes et concernent surtout le pied.
On dit qu'il s'agit de complication trophiques : on observe
des ulcérations indolores et chroniques au niveau des zones
d'appui du pied, susceptibles de s'infecter sans douleur (en
raison des atteintes neurologiques, le pied est insensible),
ce qui est à l'origine d'abcès, voire de septicémies (index,
Maladies infectieuses). D'autre part, l'insuffisance
vasculaire du membre inférieur généralement provoquée par les
macroangiopathies rend le pied froid, violacé, douloureux, ce
qui exagère encore les lésions cutanées et les empêche de
guérir. Le risque majeur est celui de la gangrène,
c'est-à-dire de la destruction du pied, faute d'oxygénation
suffisante, ce qui peut aboutir à une amputation.
Ces complications graves nécessitent leur prévention par une
hygiène rigoureuse : lavage quotidien au savon de Marseille,
séchage soigneux surtout entre les orteils, traitement des
cors et durillons par un pédicure, coupe régulière des ongles.
On évite le froid par le port de chaussettes de laine. Les
plaies, les gerçures, les ampoules doivent être nettoyées à
l'eau bouillie et au savon, recouvertes d'une compresse
stérile. Si la cicatrisation n'est pas obtenue en trois jours
ou s'il y a infection (rougeur, chaleur, fièvre) il faut
consulter son médecin. La moindre plaie du pied doit être
soignée avec la plus extrême attention.
TRAITER
Le traitement essentiel du diabète repose, bien sûr, sur
l'injection d'une insuline de remplacement. Mais il exige
aussi de suivre quelques règles.
L'HYGIÈNE DE VIE
Tout d'abord, il est indispensable d'être vacciné le mieux
possible, en raison du risque d'infection. Les soins des
pieds, des dents sont impératifs. La surveillance
ophtalmologique et rénale est indispensable.
L'alimentation est adaptée à chaque cas. Elle est normale
quand le poids est normal, hypocalorique (index, Régimes) en
cas de surpoids.
LE RÉGIME ALIMENTAIRE
On élimine au maximum les sucres à absorption rapide (aliments
comme le sucre en morceaux, les confiseries, les pâtisseries).
Les fruits et le lait seront consommés en quantité limitée.
Les sucres à absorption lente (pain, pâtes, pommes de terre,
riz) ou très lente (légumes secs) sont permis en quantité
déterminée.
Les apports caloriques sont répartis en 50 à 55% de glucides,
30 à 35% de lipides,15% de protides, comme dans une ration
alimentaire normale (index, Alimentation).
Les repas sont répartis dans la journée : 20% le matin, 40% à
midi et le soir. On affine la répartition avec une collation à
10 heures, à 16 heures, à 22 heures selon l'insuline choisie.
Un repas ne doit jamais être supprimé en raison du risque
d'hypoglycémie liée au traitement par l'insuline.
En cas d'exercice physique, la ration journalière est
augmentée.
LES INJECTIONS D'INSULINE
Les injections d'insuline sont faites par le diabétique lui
même. Il existe actuellement des modes d'administration de
l'insuline qui permettent de se rapprocher de plus en plus de
la sécrétion physiologique : ce sont les pompes à insuline.
LES DIFFÉRENTES INSULINES
Elles sont soit d'origine animale (bœuf, porc), l'insuline
porcine présentant une structure très proche de l'insuline
humaine, soit d'origine humaine, obtenue par génie génétique
ou par modification de structure d'une insuline animale. Cette
insuline d'origine humaine présente moins de réactions
allergiques.
Les différentes insulines se caractérisent par leur durée et
leur vitesse d'action. - L'insuline d'action rapide et brève
couvrant environ six heures : Actrapid* Endopancrine*
ordinaire, Insuline* ordinaire, Umuline*. - L'insuline
intermédiaire ne couvre pas entièrement les 24 heures d'où
deux injections par jour : Semi lente* Novo, Insuline NPH*,
Umuline NPH*, Rapitard*, Monotard*, Mixtard*. - L'insuline
couvrant théoriquement les 24 heures : Novolente MC*,
Endopancrine ZP*, Insuline Zinc Protamine*, Insulotard*,
Ultralente MC Novo*.
MODES D'INJECTION
L'administration se fait le plus souvent en sous cutané avec
du matériel jetable. Les horaires d'injection sont fixes (à 8h
et à 20h par exemple pour une insuline intermédiaire). - Les
voies intraveineuse et intramusculaire, utilisables pour les
insulines brèves, sont rares. On leur préfère les pompes à
insuline qui libèrent un débit continu d'insuline. Cependant
elles sont réservées à des situations particulières
(infection, chirurgie, grossesse). - Les stylos à insuline,
d'utilisation simple, permettent le dosage précis d'unités à
injecter, évitent les erreurs d'injection, et sont d'un
maniement plus facile que les seringues par rapport au calcul
d'unités et à l'asepsie.
La méthode consiste à pincer la peau entre deux doigts et à
enfoncer rapidement l'aiguille. Les lieux d'injection sont les
cuisses et le ventre. Pour éviter les anomalies cutanées (il
se forme des boules de graisse, les « lipodystrophies » qui
perturbent l'absorption d'insuline), on change de lieu chaque
jour. En effet, l'insuline absorbée trop rapidement entraîne
une hypoglycémie. Absorbée trop lentement, il y a
hyperglycémie et de ce fait on a tendance à modifier les
doses.
LES DOSAGES DE L'INSULINE
L'adaptation se fait aussi en fonction des contrôles urinaires
: le but est d'obtenir l'absence de sucre dans les urines.
Lorsque les dosages montrent une glycosurie, après avoir
éliminé un écart de régime et une injection mal faite, on
augmente la dose d'insuline d'une ou deux unités. Cette
augmentation est faite par rapport à l'injection d'insuline en
cause : si le sucre dans les urines est constaté à midi, il
faut augmenter la dose du matin, s'il apparaît le matin, il
faut augmenter la dose du soir. Les doses ne doivent pas être
augmentées de plus de deux unités sans avis médical.
En cas de cétonurie, c'est-à-dire de présence de corps
cétoniques dans les urines, qui atteste une aggravation du
diabète, il faut faire une injection d'insuline ordinaire
après avis de son médecin. En cas d'effort physique, il faut
prendre un repas plus important ou diminuer la dose d'insuline
qui précède l'effort.
Pour le contrôle de la glycémie, il existe des lecteurs de
glycémie simples, peu encombrants et peu coûteux qui
permettent de moduler la dose d'insuline en fonction de la
glycémie. Il existe aussi des bandelettes à lecture visuelle
qui sont utiles.
L'ensemble des glycémies est consigné sur un carnet que le
patient devra tenir rigoureusement à jour. Il devra apprendre
à réagir de lui-même lorsque le déséquilibre persiste plus de
deux jours.
B- LE DIABÈTE NON INSULINO
DÉPENDANT
Il touche plus volontiers des sujets obèses. Il apparaît
souvent après 40 ans. Il représente 70 à 90% des diabètes.
COMPRENDRE
Il existe plusieurs causes à ce diabète, et elles sont souvent
associées.
Toutes les études familiales et des facteurs génétiques
montrent la prépondérance de la génétique. D'autre part un
certain nombre d'affections génétiques sont fréquemment
associées.
L'alimentation est la principale responsable : l'alimentation
du diabétique est souvent trop riche, trop grasse, ce qui
entraîne en quelque sorte un « surmenage » du pancréas, qui
s'épuise au bout de quelques dizaines d'années de sécrétions
trop importantes.
On incrimine aussi le mode de vie, le stress, et, dans
certains cas, les malnutritions sévères.
RECONNAÎTRE
Le diabète peut se manifester par des signes cliniques
identiques à ceux du diabète insulino-dépendant. On observe
dans ce cas une fatigue persistante, mais on sera surtout
frappé par la soif, l'importance des émissions d'urines et la
faim persistante.
Mais, dans la plupart des cas, le diagnostic de diabète sera
porté devant des infections à répétition, par exemple des
infections vaginales, chez une personne par ailleurs trop
grosse et hypertendue.
Parfois, une complication aiguë révèle la maladie : coma,
infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral,
pneumopathie.
LES EXAMENS DE DÉPISTAGE
- On peut aussi découvrir le diabète à la suite d'un examen du
fond d'œil (à la recherche d'un rétinopathie), ou d'un examen
rénal (index, Néphrologie). Parfois enfin, il est découvert
seulement lors d'une prise de sang, en constatant une glycémie
trop élevée, ou encore en médecine de travail, lorsque
l'examen montre la présence de sucre dans les urines.
Pour parler de diabète, il faut que la glycémie soit
supérieure ou égale à au moins deux reprises à 7,8 mmol/l ou
1,40 g/l. (selon les critères de l'OMS). - Parfois on a
recours à l'épreuve d'hyperglycémie provoquée par voie orale :
quand la glycémie à jeun est entre 1,15 g/l et 1,40 g/l, on
administre une dose standard de 75 grammes de glucose chez
l'adulte (1,75 g/kg chez l'enfant), après une période de jeûne
comprise entre 10 et 16 heures. Les prélèvements sont
effectués toutes les 30 minutes pendant deux heures.
Le sujet est considéré comme diabétique si la glycémie à jeun
est supérieure à 1,40 g/l, ou inférieure à 1,40 g/l mais avec
une glycémie deux heures plus tard supérieure à 2 g/l (11 mmol/l).
- La glycosurie est aussi un bon moyen de dépistage (lorsque
la glycémie atteint 1,80 g/l, le sucre passe dans les urines).
On utilise pour cela des bandelettes réactives, d'usage
simple.
LES COMPLICATIONS
Habituellement contrôlé par le régime et les antidiabétiques
oraux, le diabète non insulino dépendant se complique à terme
d'anomalies dégénératives touchant de nombreux viscères :
macro ou microangiopathie, neuropathie. Au bout de dix ou
vingt ans d'évolution de sa maladie, le diabétique doit
craindre la survenue d'un infarctus, d'une artérite des
membres inférieurs, d'une rétinopathie, surtout s'il ne suit
pas très bien son régime et son traitement.
TRAITER
.
L'HYGIÈNE DE VIE
Le régime alimentaire est très important. En cas de surpoids,
un régime hypocalorique entraînant une perte pondérale (perte
de poids) suffit à corriger l'hyperglycémie.
L'activité physique doit être adaptée et d'intensité
progressive (par exemple une heure de marche trois jours par
semaine). Le tabagisme est à éviter. L'hygiène bucco-dentaire
est primordiale pour éviter les infections.
LES MÉDICAMENTS
Lorsque le régime ne suffit pas, on ajoute des médicaments. Il
en existe deux classes : - les sulfamides hypoglycémiants :
ils stimulent la sécrétion d'insuline. On distingue en
fonction de leur puissance et durée d'action : - les
sulfamides de première génération : Dolipol*, Diabinèse*,
Glucidoral*, de puissance faible et de durée de vie longue,
excepté le Dolipol*. - les sulfamides de deuxième génération :
Daonil*, Euglucon*, Diamicron*, Glibénèse*, plus puissants et
dont la durée d'action est de 4 à 10 heures selon les
produits.
Ils peuvent entraîner des accidents allergiques cutanés,
sanguins (rares), des hypoglycémies fréquentes et graves
surtout chez le sujet âgé prenant d'autres médicaments
(sulfamides bactériens comme le Bactrim*, anticoagulants,
aspirine, Lipanthyl*, Daktarin*, certains bêta bloquants,
phenyl-butazone) d'où la nécessité de prendre un avis du
médecin avant toute prise médicamenteuse. Ils sont contre
indiqués en cas de grossesse, d'insuffisance hépatique ou
rénale sévère, d'allergie aux sulfamides, d'éthylisme
important. - Les biguanides : Glucophage*, Stagid*, Glucinan*
en comprimés. Ils augmentent la sensibilité de l'organisme à
l'insuline et diminuent l'absorption intestinale du glucose et
sa formation au niveau du foie (index, Physiologie du foie).
Les troubles digestifs sont fréquents mais mineurs le plus
souvent, cédant à la poursuite du traitement : anorexie,
nausées, diarrhées. Parfois ils font arrêter le traitement.
Les biguanides sont contre indiqués chez les sujets âgés, lors
de la grossesse, de l'insuffisance rénale. On doit les arrêter
avant une intervention chirurgicale.
LA SURVEILLANCE
Elle se fait par la surveillance des urines et l'auto-contrôle
de la glycémie un jour sur deux : c'est la « glycémie
capillaire », pour laquelle il suffit de prélever une goutte
de sang au bout du doigt et d'appliquer une bandelette
réactive qui donne immédiatement le taux de sucre dans le
sang. Les « glycémies veineuses » (par analyse de la prise de
sang) sont réalisées tous les deux mois. L'hémoglobine
glycolysée, indicateur de l'équilibre du diabète, se fait tous
les quatre mois.
Le bilan rénal, ophtalmologique et lipidique est annuel.
Quand le diabète est déséquilibré malgré le régime et un
traitement bien suivi on envisage de manière définitive un
traitement par l'insuline comme pour le diabète maigre. Elle
sera temporaire lors d'une intervention chirurgicale ou d'une
grossesse.
C- L'ACIDOCÉTOSE
Les facteurs déclenchants sont nombreux : erreurs diététiques
ou thérapeutiques, arrêt de l'insuline, traumatisme physique,
intervention chirurgicale, infection.
RECONNAÎTRE
Le début peut être progressif avec asthénie (grande fatigue),
amaigrissement, nausées, vomissements, douleurs abdominales,
augmentation du volume des urines. Dans le sang,
l'hyperglycémie et l'acidose mettent en jeu la vie du patient.
Dans les urines, on retrouve glycosurie (dosage du sucre dans
les urines) et acétonurie (dosage de l'acétone dans les
urines). Si cette phase est négligée, apparaissent des
troubles de conscience avec déshydratation et chute de la
tension artérielle.
Dans la phase d'acidocétose modérée, il faut vérifier ses
urines et prévenir le médecin.
TRAITER
Dans le diabète insulino-dépendant, en cas d'épisodes
infectieux ou traumatiques, il peut y avoir déséquilibre du
diabète. L'auto-contrôle systématique de la glycémie et des
urines à la recherche d'une cétonurie (dosage des corps
cétoniques, surtout de l'acétone, dans les urines) est
indispensable.
Dans le diabète non insulino dépendant on arrête
l'hypoglycémiant et on passe au traitement à l'insuline.
D- L'ACIDOSE LACTIQUE
Rare, mais grave, elle se rencontre surtout chez les femmes de
plus de 50 ans.
RECONNAÎTRE
L'insuffisance hépatique ou rénale associée à la prise de
biguanides (index, Médicaments) est un facteur important.
L'état de jeûne, la prise d'alcool sont des circonstances
favorisantes ainsi que le collapsus cardio-vasculaire.
Le début est brutal avec troubles de conscience,
déshydratation, polypnée, baisse de la température, collapsus
cardio-vasculaire.
TRAITER
Le meilleur traitement est la prévention, avec le respect
absolu des contre-indications de biguanides : ils sont
contre-indiqués en cas d'insuffisance rénale ou d'insuffisance
hépatique, d'insuffisance cardiaque et d'insuffisance
respiratoire chez les sujets âgés. L'alcool est interdit, et
le jeûne est déconseillé.
E - L'HYPOGLYCÉMIE
C'est l'accident le plus fréquent, souvent lié au traitement
par l'insuline. La glycémie est inférieure à 0,45 g/l.
Elle peut entraîner une gêne légère mais est parfois
responsable d'un coma avec séquelles neurologiques
irréversibles en l'absence de traitement.
RECONNAÎTRE
L'hypoglycémie est ce que vous ressentez lorsque vous avez
faim : elle provoque d'abord un « creux » à l'estomac.
L'hypoglycémie proprement dite se manifeste par un malaise
général avec asthénie (grande fatigue) angoissante, pâleur, ou
rougeur, sueurs et moiteur de la peau, palpitations, crampes
épigastriques (index, Neuf régions de l'abdomen) avec
sensation de faim impérieuse, nausées, vomissements,
céphalées, vertiges, crampes musculaires.
Ces signes constituent une alarme et doivent faire ingérer du
sucre pour éviter les formes les plus graves.
Les troubles psychiques suivent rapidement : confusion,
délire, troubles du comportement (agitation, torpeur), états
dépressifs, corrigés par la prise de sucre.
Puis les troubles neurologiques apparaissent : paralysie,
hémiplégie, auxquels la prise de sucre met fin.
Les crises convulsives peuvent entraîner un coma
hypoglycémique, accident majeur, brutal. Ce coma est agité
avec sueurs, tachycardie, hypothermie (baisse brutale de la
température). La prise de sucre réveille le sujet sans
séquelles.
TRAITER
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incurables et le sida pour un traitement definitif a base des
plantes medicinales et des ecorces tropicales selectionnees
Dr. T.H.
KAMGAING |
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