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SA GROSSEUR
La grosseur d'un fibrome est très variable : dans la plupart des cas, sa taille reste modeste. On dit alors qu'il s'agit d'une tumeur de la taille d'un œuf ou d'une mandarine. Mais elle peut parfois atteindre des tailles extravagantes : elle est alors grosse comme un pamplemousse, voire un melon.
SA LOCALISATION
Sa localisation à l'intérieur de l'utérus est variable : le fibrome peut être proche de l'endomètre, la muqueuse interne de l'utérus et l'on parle alors d'un fibrome sous-muqueux, qui parfois peut former un polype se développant à l'intérieur de la cavité utérine. Quand il se développe à l'intérieur même du muscle utérin, on dit qu'il s'agit d'un « fibrome interstitiel ». Lorsqu'il est situé près du bord externe de l'utérus et a tendance à se développer dans la cavité utérine, on parle de « fibrome sous-séreux ». Enfin, il peut y avoir un ou plusieurs fibromes à l'intérieur d'un même utérus.
On ne connaît pas encore la cause exacte des fibromes : il semble exister une prédisposition héréditaire. Il est certain aussi qu'ils sont liés à l'activité hormonale des ovaires. Ils se développent sous l'influence des œstrogènes, comme on peut le remarquer lorsque les patientes prennent une pilule fortement dosée en œstrogènes, ou lors de la période précédant la ménopause où la production de ces hormones est exagérée. La ménopause, caractérisée par l'arrêt de l'activité de l'ovaire, entraîne d'ailleurs une atrophie du fibrome.
RECONNAÎTRE
Très souvent, le fibrome reste asymptomatique et n'est jamais découvert. Quelquefois, le médecin le détecte au cours d'un examen systématique lorsqu'il remarque que l'utérus est bosselé ou légèrement augmenté de volume.
LES SYMPTÔMES
Le symptôme principal du fibrome est l'augmentation de durée des règles. Celles-ci ont lieu à des dates normales, mais durent plus longtemps que d'habitude, avec des hémorragies abondantes, qui parfois peuvent provoquer une anémie.
Lorsque la tumeur grossit, vous pouvez ressentir des symptômes qui sont en rapport avec sa taille. Elle comprime, en effet, les organes de voisinage et peut être responsable de troubles urinaires, avec, par exemple, de fréquentes envies d'uriner. Dans des cas plus rares, elle est cause d'une constipation.
À cause de sa taille, la tumeur est parfois mal vascularisée et elle peut se nécroser, c'est-à-dire s'asphyxier et se détruire elle-même. Elle est alors à l'origine d'une vive douleur du bas-ventre, accompagnée d'une fièvre, qui peut parfois faire penser à une crise d'appendicite.
LES CAUSES
À l'examen, le médecin remarque rapidement l'augmentation de volume de l'utérus et est orienté vers le diagnostic de fibrome devant les caractéristiques des règles. Ce diagnostic, si nécessaire, est confirmé par les examens complémentaires, c'est-à-dire l'hystérographie ou une simple échographie qui montre la tumeur caractéristique. Bien sûr, il est nécessaire de pratiquer tous les autres examens du bilan gynécologique, en premier lieu le frottis cervical, car le fibrome peut parfois coexister avec un cancer de l'utérus.
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LES KYSTES DE L'OVAIRE
FRÉQUENTS ET SANS GRAVITÉ
Les kystes et les tumeurs de l'ovaire sont à l'origine de symptômes variés et leur diagnostic est difficile. Le médecin recherchera surtout les risques de cancer de l'ovaire, l'un des plus fréquents de la femme.
COMPRENDRE
Les kystes de l'ovaire, souvent douloureux, sont très fréquents, mais nécessitent rarement d'être opérés. Dans 90% des cas, il s'agit de kystes fonctionnels ou « faux kystes » due à une réaction anormale ou exagérée du follicule au cours du cycle ovarien.
Ces kystes fonctionnels surviennent toujours pendant la période d'activité génitale. Il s'agit en effet de kystes folliculaires qui sécrètent des œstrogènes et qui vont empêcher l'ovulation, ou de kyste lutéinique, qui produisent de la progestérone, et qui vont donner à la femme l'impression d'être enceinte (nausées, retard de règles). Ces kystes guérissent spontanément et ne nécessitent pas d'intervention chirurgicale.
Les kystes organiques sont de vraies tumeurs de l'ovaire, qui peuvent atteindre un volume considérable et qui ne régressent jamais spontanément. On distingue les kystes séreux qui contiennent un liquide clair, les kystes muqueux qui contiennent un liquide gélatineux et une troisième variété, les kystes dermoïdes, qui contiennent toutes sortes de matériaux étranges (os, cartilage, dents)... Ces kystes sont plus fréquents avant 25 ans.
L'ovaire peut être atteint par plusieurs kystes à la fois. On dit alors qu'il s'agit d'ovaires polykystiques. Cette maladie, qui se manifeste par la présence de multiples petits kystes de quelques millimètres de diamètre, peut être provoquée par une affection congénitale, appelée le syndrome de Stein-Lewenthal. C'est une maladie rare où il n'y a pas d'ovulation et où la femme reste par conséquent stérile. Elle peut également être la conséquence d'une maladie appelée « ovarite », qui se manifeste surtout par des douleurs au moment des règles. L'ovulation est possible mais est irrégulière.
Enfin à côté de ces kystes, l'ovaire peut développer de véritables tumeurs, bénignes ou malignes, qu'il faut toujours opérer. Ces tumeurs peuvent sécréter des hormones féminines ou des hormones mâles, qui provoquent progressivement une virilisation. Le cancer ovarien est le quatrième cancer chez la femme, par ordre de fréquence, après les cancers du sein, du col de l'utérus et de l'endomètre.
RECONNAÎTRE
Les kystes se manifestent surtout par des troubles des règles, des douleurs et éventuellement des signes accompagnateurs signalant une production anormale d'hormones. Par exemple, un kyste lutéinique va provoquer des nausées et un retard de règles qui évoquent la grossesse. Mais les tests sont négatifs et le médecin sera orienté vers une anomalie ovarienne.
L'examen clinique est important : lors du toucher vaginal le médecin appréciera la consistance des ovaires, leur grosseur et les douleurs provoquées lors de la palpation. Parfois, le diagnostic est évident : le kyste est énorme et il existe dans le ventre une masse évidente, qui peut comprimer les organes voisins (vessie, rectum, intestins).
Ces gros kystes peuvent être à l'origine de complications : si le kyste est relié à l'ovaire par un pédicule, celui-ci peut se tordre sur lui-même, entraînant immédiatement un engorgement de sang et une rupture du kyste. Cette rupture constitue un risque d'une hémorragie interne, parfois très grave, qui exigera une intervention chirurgicale en urgence.
Dans de nombreux cas, il n'y a pas de douleurs et les kystes sont découverts lors d'un examen systématique ou, par exemple, lors d'un bilan plus complet à la recherche d'une cause de stérilité.
Le problème le plus grave est celui des tumeurs de l'ovaire, car ces tumeurs ne provoquent pas de douleurs et sont découvertes tardivement. Les signes cliniques sont ordinaires et ressemblent aux douleurs habituelles des règles : saignements, ballonnements, troubles digestifs. Ils sont d'autant plus suspects s'ils arrivent chez une femme ménopausée.
Il est donc important de consulter régulièrement son gynécologue, qui, au moindre doute, fera pratiquer une série d'examens qui vous rassureront sur l'état des ovaires : le plus facile est l'échographie, qui sera suivie, en cas de doute, d'une cœlioscopie.
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Dr. T.H.
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